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đź›’ LE CHIFFRE DU JOUR : 8 MILLIONS D’EUROS DE SALAIRE POUR LE PDG DE CARREFOUR

juin 9, 2022

Alexandre Bompard va toucher en un an l’Ă©quivalent de 300 annĂ©es de travail d’un salariĂ©


➡️ La somme, astronomique, a Ă©tĂ© validĂ©e lors de l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale du groupe Carrefour, il y a quelques jours. Le groupe est le plus grand employeur privĂ© de France avec près de 320 000 salariĂ©s, et a clĂ´turĂ© l’annĂ©e 2021 avec un bĂ©nĂ©fice net en forte hausse, Ă  1,07 milliard d’euros.

➡️ Son PDG, Alexandre Bompard, va toucher un salaire de 8 millions d’euros. Il se dĂ©compose ainsi : un «salaire fixe» de 1,5 million d’euros, une «part variable annuelle» qui atteint 2,85 millions d’euros et une «rĂ©munĂ©ration dite de long terme» de 4 millions d’euros. Avec cette somme, c’est l’équivalent de 300 annĂ©es de travail d’un salariĂ© de sa propre entreprise en un an. Évidemment, les actionnaires de l’entreprise de grande distribution se gavent aussi comme des porcs.

➡️ Pour rappel, Carrefour a touchĂ© d’importantes subventions de l’État au nom de la pandĂ©mie. Le groupe a aussi pu recourir au chĂ´mage partiel, notamment. D’une certaine manière, c’est un peu de l’argent public qui va dans les poches du PDG.

➡️ Comme ce n’est jamais assez pour les obsĂ©dĂ©s du profit, l’entreprise utilise une mĂ©thode appelĂ©e la «location-gĂ©rance». Une sorte de franchise, qui permet de ne pas donner les mĂŞmes droits aux salariĂ©s de ces enseignes que pour le reste des employĂ©s : encore plus prĂ©caires et moins payĂ©s. En 2022 ce sont, selon les syndicats du groupe, près de 6 000 salariĂ©s qui verront leurs magasins passer en location-gĂ©rance. Toujours selon les syndicats, celles et ceux qui travaillent dans ces boites touchent parfois moins que le SMIC horaire. Quant aux autres, la direction a consenti Ă  une «augmentation» de 2,7% en moyenne, alors que l’inflation est Ă  5,2%. Les syndicats exigent «dès maintenant la rĂ©ouverture des nĂ©gociations sur les salaires».

➡️ Les inĂ©galitĂ©s explosent, les prix des produits de première nĂ©cessitĂ© vendus dans les grandes enseignes augmentent Ă  toute vitesse, notamment l’huile ou les pâtes, et leurs patrons s’enrichissent toujours plus. Quelques solutions de bon sens : mettre un coup d’arrĂŞt immĂ©diat Ă  la spĂ©culation, prendre les sommes astronomiques des PDG et rĂ©quisitionner les biens des grands groupes pour les partager Ă©quitablement selon les besoins. Continuer avec le modèle actuel est une absurditĂ© criminelle. Un jour, il ne restera plus rien d’autres Ă  manger que les riches…