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BIRMANIE : LA JUNTE ASSASSINE

mars 29, 2021

Depuis le 1er février, date du putsch militaire, un large mouvement de soulèvement ébranle la Birmanie. Grèves générales, mobilisations diverses et émeutes se succèdent contre la dictature du Général Min Aung Hlaing.

A l’occasion de la fête des forces armées, journée visant à mettre à l’honneur le régime militaire depuis 1948, organisations syndicales et associations appelaient une nouvelle fois à descendre dans la rue, appel largement suivi par la population qui a une nouvelle fois fait face à la folie meurtrière de la Junte.

Les premiers tirs ont retenti très tôt dans la matinée du samedi, où les forces de sécurité voulaient éviter toute tentative de rassemblement. Les contestataires ont essuyé un déluge de feu ce 27 mars. 107 personnes ont été tuées lors des manifestations ce jour-là, dont au moins 7 enfants. Un homme a été brûlé vif par les forces de répression. Un bilan épouvantable et barbare, terriblement choquant.

Depuis le début du soulèvement, plus de 400 personnes, opposant.e.s et civil.e.s, ont été abattu.e.s par le pouvoir. Plus de 3 000 personnes ont été arrêtées.

Pourtant, la jeunesse et les travailleurs.euses ont tenu tête à l’armée dans les rues de tout le pays pendant plusieurs heures. Des barricades ont été érigées en nombre pour tenir tête à ce pouvoir sanguinaire.

Outre les boucliers et les lance-pierres, les insurgé.e.s font un usage massif de cocktails molotov et diverses armes artisanales pour repousser les soldats et occuper les axes routiers afin de paralyser les déplacements des militaires. Ces pratiques d’auto-défense tendent à se généraliser à l’ensemble de la contestation, mais elles semblent bien dérisoires face à la terreur du régime.
Comble de l’ignominie, le dimanche 28 mars, l’armée a ouvert le feu sur une procession funéraire, faisant deux nouvelles victimes.

La Birmanie est traversée par de nombreux conflits. Les coups d’État ne sont pas rares. Les insurrections armées non plus, et beaucoup de groupes armés sont opposés à la dictature. Une jonction n’est pas exclue entre ces groupes et les manifestant.e.s des centres urbains. A suivre.

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