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Démission !

juin 26, 2019

Les responsables de l’attaque de la fête de la musique à Nantes doivent partir !

Des milliers de personnes dansent sur l’île de Nantes, le soir de la fête de la musique. La police attaque. Gaz, grenades explosives, coups de matraque, tirs de balles en caoutchouc. La raison ? Il n’y en a pas. Ou si peu. La musique aurait dépassé de quelques minutes l’horaire prévu. Une raison dérisoire, presque obscène vu la violence déployée.

La panique est immense. La confusion totale. 14 personnes perdues dans les gaz tombent de plusieurs mètres dans l’eau tourbillonnante et froide de la Loire. Un jeune, Steve, manque toujours à l’appel, depuis cette nuit.

En France, on précipite des fêtards dans la Loire pour avoir dansé. En France, l’obsession du contrôle et de la répression est devenue telle qu’il est acceptable d’attaquer des danseurs à coup de grenades, lors d’une soirée de fête de la musique.

La vérité, c’est qu’il y aurait pu y avoir des centaines de personnes dans l’eau, et des dizaines de morts à Nantes ce soir là. La vérité, c’est que la police mène désormais une guerre permanente contre la population. Qu’elle frappe tout ce qui pourrait déborder : manifestations, fêtes, occupations, moments de joie. C’est la vie même qui finira par être réprimée.

14 personnes dans la Loire. Un disparu. A cause d’une charge de la police. Y-a-t-il un précédent aussi grave ces 50 dernières années en France ? Ces événements s’inscrivent dans une séquence de violences d’Etat totalement débridées, et systématiquement couvertes par le gouvernement.

Les responsables de cette situation ont des noms :

• Claude d’Harcourt, préfet de Nantes et de la région Pays-de-Loire. Enarque, proche des milieux sarozystes, il a pris ses fonctions le 7 novembre dernier. Le soir même, une manifestation en soutien aux réfugié était littéralement encerclée et empêchée de défiler par un dispositif policier de 2 à 300 hommes armés. Trois fois plus de policiers que de manifestants. Ce même préfet est complice des blessures de centaines de Gilets Jaunes nantais. Il a mis un point d’honneur, dès le 17 novembre, à contraindre et empêcher toute expression collective. Un jeune a frôlé la mort le 29 décembre devant la préfecture : un tir de LBD en pleine tête. Mare de sang, crane fracturé, coma. Claude d’Harcourt a soutenu les forces de l’ordre lorsqu’elles ont noyé la fête foraine sous les lacrymogène, asphyxiant familles et enfants. Il s’est félicité du nombre « particulièrement élevé » d’arrestations de manifestants à Nantes. Enfin, Claude d’Harcourt en personne, deux jours après la disparition de Steve et la charge sur les bordes de Loire, allait jusqu’à injurier les fêtards violentés. « Les forces de l’ordre interviennent toujours de manière proportionnée. Mais face à des individus avinés, qui ont probablement pris de la drogue, il est difficile d’intervenir de façon rationnelle. Et les individus eux-mêmes étaient non maîtrisables. » Des propos ahurissants. Et plutôt que d’avoir ne serait-ce qu’un mot pour la famille du jeune disparu, il annonçait qu’il y aurait « des poursuites » contre les organisateurs de la fête.

• Grégoire Chassaing, commissaire. Selon le journal Le Monde, c’est lui qui « menait les hommes sur le terrain », sur le quai Wilson, dans la nuit du 21 juin. C’est donc lui qui a donné l’ordre de charger, de tirer, de frapper. Grégoire Chassaing est un habitué de toutes les manifestations, un visage familier de la répression à la nantaise. Il applique à la lettre les directives d’une incroyables dureté données par le préfet.

• Christophe Castaner, ministre de l’intérieur. Est-il utile de le présenter ? C’est le ministre de l’intérieur français le plus sanguinaire depuis 50 ans en France. Responsable des milliers de Gilets Jaunes blessés et mutilés. Et de la mort de Zineb Redouane à Marseille, tuée par la grenade d’un CRS. C’est lui qui couvre et assume toutes les exactions. C’est lui qui arme toujours plus les agents. Il est directement responsable de l’enracinement d’une culture de la violence et de l’impunité dans la police française.

Combien de vie ces hauts fonctionnaires comptent-t-ils encore briser ? Combien de frère, de sœurs, de grands-mères et de potes ?

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